« On dit qu’on commence ? » Le pronom «on» comme marqueur de référence floue
- 26 octobre 2026 · 11h30 – 12h30
- Salle 3015, 7077, avenue du Parc, Montréal
Dans un corpus de dialogues narratifs, nous montrons que l’utilisation de « on » ne vise pas à définir une référence claire et précise, mais plutôt à partager un point de vue et à introduire des entités sur la scène verbale : « on » sert à rendre saillants les entités et les événements narrés tout en effaçant la source narrative, créant ainsi un flou référentiel dynamique et évolutif. Cette observation relativise la catégorisation habituelle de « on » comme « indéfini », et souligne plutôt son rôle essentiel dans la structuration de la narration dans un contexte de dialogue direct. Nos résultats révèlent ainsi la contribution de « on » à la cohérence et la cohésion du discours.

Gilles Col est professeur de linguistique cognitive à l’Université de Poitiers, responsable de l’opération « Discours et Cognition » (DISCO) du laboratoire FORELLIS de cette université (https://disco.hypotheses.org/). Il a été chercheur au CNRS (LATTICE, ENS/Sorbonne Nouvelle à Paris, et CLLE Montaigne à Bordeaux) sur des projets dans le domaine de la sémantique et du discours.
Il est l’auteur d’un modèle théorique consacré à la construction dynamique du sens, Construction du sens : un modèle instructionnel pour la sémantique (2017, Peter Lang). Il s’intéresse par ailleurs aux mots servant à la navigation dans le discours d’un point de vue pluri-disciplinaire. Il a ainsi co-édité Polysémie, usages et fonctions de « voilà » (2019, De Gruyter) et Accord et désaccord (2019, Rennes, PUR).
Il est le fondateur de la revue Corela (https//journals.openedition.org/corela/), revue dont il est le directeur éditorial depuis sa création en 2001.



