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Un mot sur l’orthophonie

« Maman e veu laller pac tefuite », dit Léa. À la suite de maux de tête subits et violents, Richard est devenu aphasique. Antoine est affligé d’une fissure de la lèvre supérieure et du palais (bec-de-lièvre). Atteintes de troubles de la communication, ces trois personnes éprouvent autant que les autres le besoin de parler, de rire, de demander et de s’informer.

  • Comment peut-on traiter ces troubles?
  • Quelles en sont les conséquences sur les apprentissages, l’estime de soi et l’intégration sociale?
  • Par quels moyens vient-on en aide aux proches durement touchés par la difficulté de communiquer avec un être cher?

Ces quelques questions vous donnent un aperçu du champ d’intervention de l’orthophoniste. Spécialiste des troubles de la communication, il aide les individus à maintenir ou à améliorer leur capacité de communiquer malgré leurs déficiences.

L’orthophoniste s’occupe du dépistage, du diagnostic, du traitement et de la prévention des troubles de la parole, de la voix, du langage et des fonctions de communication. Il rencontre des enfants d’âge préscolaire et scolaire, des adolescents, des adultes et des personnes âgées. Il évalue la nature, l’étendue et la gravité des troubles (défauts d’articulation, trouble vocal, dyslexie, aphasie, bégaiement, etc.), en recherche les facteurs responsables (physiologiques, neurologiques, affectifs, familiaux, sociaux), planifie et réalise les interventions thérapeutiques et éducatives auprès du patient en plus d’offrir un soutien à son entourage. L’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec exige un diplôme de maîtrise pour pratiquer au Québec.

Perspectives d’emploi

L’orthophonie figure parmi les spécialités les plus en demande actuellement dans l’ensemble du Québec et la tendance se maintiendra au cours des prochaines années. Deux facteurs favorisent l’embauche : le vieillissement de la population et le souci d’intervenir le plus tôt possible auprès des enfants aux prises avec des difficultés de communication.

Secteurs d’activité

L’orthophoniste travaille dans des écoles, des centres hospitaliers, des centres de réadaptation, des centres d’hébergement et de soins de longue durée, des CLSC, des hôpitaux de jour et des cliniques privées. Pour porter le titre d’orthophoniste, il faut être titulaire d’une maîtrise en orthophonie et devenir membre de l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec.

Un mot sur l’audiologie

« T’as pas encore compris? Ça fait deux fois que je le répète! Tu comprends bien que ce que tu veux comprendre! » Que de jugements erronés! Les problèmes auditifs sont souvent tus, car ils sont, pour la plupart, fort subtils. Ils ont néanmoins une incidence considérable sur la qualité de vie. Trop souvent, la résistance psychologique et la méconnaissance des moyens de pallier les problèmes auditifs empêchent les gens de consulter un professionnel de la santé. Or l’audiologiste est le spécialiste tout désigné pour aider ces personnes à briser le silence et les traiter afin d’améliorer leur habileté de communication.

L’audiologiste évalue les capacités auditives des personnes malentendantes et recherche les causes et les facteurs aggravants de leurs déficiences. Il rencontre des gens de tous âges afin de mesurer leur audition. Ainsi, il peut diagnostiquer des troubles de l’audition chez des nourrissons, des enfants ou des adultes qui deviennent malentendants ou sourds, qui ont des troubles de la compréhension, des acouphènes (sifflements et bourdonnements d’oreilles), etc. Il s’intéresse aussi à la surdité professionnelle, qui survient à la suite d’une exposition prolongée au bruit dans le milieu de travail. Il conçoit et applique des plans d’intervention afin de rétablir l’aptitude à entendre des individus aux prises avec des difficultés d’audition, il travaille à réduire ou à éliminer les effets du handicap vécu et il fournit à l’entourage l’information et le soutien nécessaires. L’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec exige un diplôme de maîtrise pour pratiquer au Québec.

Perspectives d’emploi

Actuellement, les services d’audiologie dans le réseau de la santé ne suffisent pas à répondre aux besoins. D’ici les prochaines années, les perspectives d’emploi seront excellentes en raison du vieillissement de la population et du souci de dépister le plus tôt possible les troubles auditifs tant chez les enfants que chez les adultes.

Secteurs d’activité

La majorité des audiologistes exercent leur profession dans les centres hospitaliers, les centres de réadaptation, les centres d’hébergement et de soins de longue durée et les CLSC. Certains travaillent dans des organismes gouvernementaux (Institut national de santé publique du Québec), dans l’industrie (fabricants d’aides auditives) et en cabinet privé. Après avoir évalué les capacités auditives des patients, l’audiologiste conçoit et applique des plans d’intervention visant la rééducation auditive. Le traitement peut supposer l’usage d’un appareil auditif, l’utilisation de nouvelles stratégies de communication, l’apprentissage du langage des signes et même le réaménagement physique du cadre de vie de la personne. Une bonne partie de son travail s’effectue auprès de la famille afin de constituer un réseau d’entraide et de soutien favorisant l’autonomie et la participation sociale de l’individu atteint d’un trouble auditif.

L’audiologiste intervient également dans le domaine de la santé publique, notamment dans le dépistage de la perte auditive à la suite d’une surexposition au bruit. Il peut mesurer les bruits environnementaux (circulation aérienne et routière, chantiers, industries, etc.), prédire leur effet sur la santé et suggérer des moyens pour en réduire les effets. Pour porter le titre d’audiologiste, il faut être titulaire d’une maîtrise en audiologie et devenir membre de l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (OOAQ).

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