Quand la surdité se développe de façon sournoise

6 février 2017

 

Sharon Kujawa

Qui n’est pas sorti abasourdi et presque sourd d’un concert rock ou techno où les décibels déferlaient à plein régime et sans interruption devant des fans hurlant de plaisir ? Heureusement, cette impression d’assourdissement du bruit ambiant et ces sifflements dans les oreilles n’étaient que temporaires puisque l’audition redevenait normale au bout de quelques jours. Or, les récentes découvertes de Sharon Kujawa de la Harvard Medical School sont loin d’être rassurantes puisqu’elles révèlent que de telles expositions sonores, en apparence inoffensives, entraînent la destruction des connexions entre certaines cellules auditives et les fibres du nerf auditif dans un premier temps, et la mort de ces mêmes fibres dans un second temps.

Tony Leroux

Cette découverte change tout, car jusqu’à maintenant, on affirmait qu’une exposition à 75 dB pendant huit heures était complètement sécuritaire et permettait d’éviter toute surdité. Elle remet donc en question l’innocuité de cette norme.

Tony Leroux, professeur à l’École d’orthophonie et d’audiologie de l’Université de Montréal

Lire l’article complet dans Le Devoir

×